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Il existe différentes prothèses de hanche. Il peut s'agir d'une prothèse totale ou d'une prothèse partielle, qui peuvent varier en formes et en matériaux. L'intervention chirurgicale peut se faire de différentes manières.

Dans quel cas propose-t-on une prothèse de hanche ?

Une prothèse de hanche est surtout proposée aux personnes qui souffrent d'arthrose ou de polyarthrite rhumatoïde et qui ont généralement plus de 50 ans.

Elle peut aussi être mise en place suite à une nécrose de la tête fémorale ou à une fracture du col du fémur.

L'intervention est envisagée quand les douleurs deviennent importantes, quand elles s'accompagnent d'une impossibilité à se déplacer normalement, ou lorsque le traitement médicamenteux devient insuffisant.

Il faut consulter un chirurgien orthopédiste, qui seul est en mesure d'évaluer si le patient peut ou non bénéficier d'une prothèse.

De nombreux critères doivent être pris en compte, notamment les antécédents médicaux, la force musculaire, la posture, la mobilité, l'état des structures osseuses (à la radio).

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Différentes prothèses de hanche

On distingue deux interventions essentielles au niveau de la hanche : la prothèse totale et la prothèse partielle. Dans les deux cas, les objectifs sont d'apaiser les douleurs, de redonner de la mobilité à l'articulation, de corriger les éventuelles déformations.

Prothèse totale de hanche

Dans l'opération consistant à mettre en place une prothèse totale de hanche, le chirurgien va remplacer :

  • la tête du fémur par une demi-sphère (en métal ou en céramique) montée sur une tige ;
  • la cavité dans laquelle s'articule la tête du fémur (le cotyle) par une surface lisse (en plastique ou en métal recouvert de polyéthylène).

La prothèse se fixe dans le fémur soit par du ciment (il s'agit d'une résine acrylique qui va se solidifier en une dizaine de minutes), soit par compression si la qualité de l'os est bonne (chez les patients les plus jeunes).

Dans les fixations sans ciment, on fait en sorte que l'os repousse directement sur et dans la prothèse, de façon à l'intégrer parfaitement à l'organisme.

Avant l'opération, les patients doivent être dans le meilleur état de santé possible. Des préparatifs sont entrepris, qui consistent à travailler la force musculaire des bras pour pouvoir s'appuyer sur des béquilles et celle des jambes pour réduire le temps de la rééducation.

De plus, on réalise aussi un bilan médical, ainsi qu'un examen dentaire pour éviter les infections. On prépare psychologiquement le patient avant l'intervention en l'informant des différentes étapes de celle-ci. Cesser le tabac et/ou l'alcool et maigrir sont les éléments importants pour les personnes concernées.

Prothèse partielle de hanche

Dans une prothèse partielle de hanche, on ne remplacera que la tête fémorale sans toucher au cotyle. L'avantage est que cette intervention est moins lourde et préserve davantage de capital osseux.

Il est toujours possible, plusieurs années après si nécessaire, de totaliser la prothèse en ne remplaçant que le cotyle.

Orthèse et attelle de hanche

Les orthèses et attelles de hanche existent également. Elles sont indiquées en cas de risque de luxation de hanche ou d'instabilité articulaire, de rééducation postopératoire (contention et compression suite à la pose d'une prothèse), de coxarthrose.

Plus fréquemment, les orthèses et attelles de hanches sont posées chez les nourrissons pour le traitement de la luxation congénitale de la hanche.

L'orthèse de hanche est alors un harnais (harnais de Pavlik) destiné à maintenir les membres inférieurs en abduction (cuisses écartées). Le maintien dans cette position permet généralement d'obtenir une réduction du problème de hanche.

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