Prothèse de cheville

Écrit par les experts Ooreka

Les prothèses de cheville restent relativement rares avec seulement 1 000 poses chaque année en France. Néanmoins 80 % des patients sont satisfaits après avoir été opérés.

En effet, quelques chirurgiens ont aujourd'hui une expérience suffisante pour procéder à cette intervention (dans les CHU notamment).

La rééducation est particulièrement importante en cas de pose d'une prothèse de cheville. En effet, il s'agit d'une articulation à la fois mobile et portante (qui reçoit tout le poids du corps). Elle reçoit également les contraintes venant des appuis au sol.

Cheville et pathologies

Anatomie

La cheville est une articulation qui se compose d'un ensemble de liens entre plusieurs os. Des ligaments puissants assurent le maintien des articulations entre :

  • les parties inférieures du tibia et du péroné (qui prend maintenant le nom de fibula) ;
  • l'ensemble tibia péroné avec le talus (anciennement nommé astragale).

Indications

Les principales indications amenant à la pose d'une prothèse de cheville sont :

  • l'arthrose sévère ;
  • la polyarthrite rhumatoïde évoluée.

Ce n'est que lorsque ces pathologies sont particulièrement marquées et douloureuses qu'on envisage de remplacer la cheville par une prothèse.

Le plus souvent, aujourd'hui encore, la médecine a tendance à privilégier l'arthrodèse (blocage de l'articulation par des vis).

Néanmoins il est possible de procéder à la pose d'une prothèse de cheville en fonction de certains éléments :

  • le patient a déjà eu des infections au cours d'interventions antérieures ;
  • les lésions touchent les deux côtés en cas de polyarthrite rhumatoïde ;
  • l'âge du patient ;
  • la volonté du patient de conserver une certaine mobilité ;
  • la présence ou non d'autres lésions au niveau du pied.

La prothèse de cheville est surtout proposée à des personnes volontaires, ayant plus de 55 ans, souhaitant conserver une mobilité au niveau de la cheville et étant motivées. La stabilité de la cheville doit également être suffisante.

Contre-indications

La pose d'une prothèse de cheville est contre-indiquée en cas :

  • de cal vicieux (formation osseuse soudant deux os entre eux) ;
  • de nécrose du talus ;
  • d'arthrite de la cheville ;
  • d'arthrose sur un pied désaxé ;
  • d'instabilité de l'articulation ;
  • de problème d'ordre neurologique au niveau du pied.

Pose de la prothèse de cheville et rééducation

La prothèse de cheville est une prothèse totale qui se compose d'une partie tibiale en polyéthylène et d'un talus encastré comme on le voit sur la radio de cette cheville droite.

Suite à l'opération, réalisée sous anesthésie générale ou péridurale, le patient reçoit un puissant traitement anti-douleur pendant au moins 48 heures.

Grâce à cette intervention, on obtient une mobilité de l'articulation de l'ordre de 30°.

  • Néanmoins la rééducation est importante et nécessite, généralement une immobilisation avec un plâtre (une  attelle en résine) pendant un mois afin de s'assurer de la bonne intégration de la prothèse.
  • Au cours de ce premier mois, on fait simplement travailler les mouvements de flexion-extension de la cheville (ramener les orteils vers soi puis les éloigner).
  • Au bout d'un mois l'attelle retirée et on cherche à pouvoir avoir un appui complet un mois plus tard (soit deux mois après l'opération). En tout, 3 mois de rééducation sont nécessaires.

Remarque : en cas de complications telles qu'une infection, on procède le plus souvent au retrait de la prothèse et à l'arthrodèse de la cheville.

Attelles et orthèses de la cheville

Les  attelles et orthèses de la cheville sont utilisées en cas d'entorse. Leur utilisation dépend de la gravité du traumatisme, de la douleur et de l'impotence fonctionnelle (capacité ou non à marcher) qui en résulte.

Chevillères

La prescription d'un strapping (de 10 à 40 €) est fréquente en cas d'entorse légère. Il sera à faire et à défaire deux fois par jour pour s'assurer que la peau le supporte.

Les chevillères (de 20 à 45 €) sont largement utilisées et peuvent être équipées de blocs réfrigérants. Elles favorisent la réduction de l'œdème.

  • Des chevillères à sangles fonctionnelles existent, elles renforcent les ligaments et sont intéressantes dans le cadre d'entorse bénigne.
  • Des chevillères rigides munies de coques latérales permettent de limiter les mouvements de torsion. Elles aussi peuvent intégrer des inserts réfrigérants ou de la mousse à mémoire de forme par exemple.

Orthèses

Les orthèses stabilisatrices (type Aircast) limitent les mouvements inappropriés et favorisent la stabilité. Elles sont de préférence utilisées dans les entorse bénignes (stade I).

Elles peuvent être rigides (non articulées), mais sont dans ce cas surtout utilisées en cas de maladies d'ordre neurologique. Il s'agit d'une véritable coque dans laquelle on met la jambe et qui doit être personnalisée pour un maximum de confort.

Elles peuvent également être articulées pour stabiliser la cheville sans limiter la marche. Elles permettent alors :

  • de corriger les déformations du pied ;
  • d'éviter les rétractions des ligaments ;
  • de limiter l'insuffisance musculaire.

Attelles

La durée du port de l'attelle dépend de l'importance de l'entorse :

  • entorse moyenne (stade II) avec rupture partielle d'un ligament : 3 semaines d'attelle de jour comme de nuit ;
  • entorse grave (stade III) avec rupture d'un ligament : 3 semaines d'attelle de jour comme de nuit, puis 3 semaines de jour ;
  • entorse grave avec rupture de deux ligaments : 6 semaines d'attelle jour et nuit.

L'attelle en plâtre ou en résine permet d'assurer une immobilisation rigide qui donne de meilleurs résultats (moins de douleurs résiduelles et meilleur retour de la mobilité qu'avec une immobilisation plus souple).

Dans tous les cas, une rééducation est nécessaire afin :

  • de lutter contre l'inflammation et l'œdème ;
  • de mobiliser la cheville et lui faire retrouver sa stabilité (éveil proprioceptif) ;
  • de procéder au renforcement musculaire ;
  • de retrouver toute son amplitude articulaire.

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